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Dès notre enfance, nous sommes influencés d'une façon ou d'une autre par la ou les personnes qui "gèrent", en quelque sorte, notre éducation. Il est possible - et même fort probable - qu'en vieillissant, nous changions peu à peu notre façon d'agir et développions notre propre pensée. Je crois qu'à l'âge dit "adulte", nous sommes capables de tirer profit de nos expériences. Nous ne pouvons savoir parfaitement si ce que l'on fait est bien ou mal (puisque nous ignorons la marge entre le Bien et le Mal), mais nous pouvons par nous-même définir notre propre système de valeurs.

 Les valeurs d'une personne humaine sont fondamentales. Elles sont sûrement le centre de son existence. Nous avons tous des principes moraux qui guident nos agirs. Qu'on le veuille ou non, ils ne sont pas là pour rien et ne sont pas "nés" de nul part. Ils proviennent de nos valeurs. Chaque personne possède ses propres valeurs, ce qui la rend unique et propre à elle-même. Mes valeurs, personnellement, ont beaucoup été influencées par mon éducation et mes expériences de vie. Je crois entre autres en l'Amitié, en l'Amour (le Vrai !), en l'Honnêteté (envers les autres, mais surtout envers soi-même), en le Pardon (savoir pardonner sans oublier)...

En conclusion, la vie nous appartient. Nous sommes notre propre maître. Socrate dit que c'est mieux de ne pas fuir, mais de dire aux autres qui nous sommes: nous sommes tous seuls !!!

 

EL HADJ IBRAHIMA NIASSE, Sénégal, 1900 -1975

(Extrait du Dictionnaire des savants et grandes figures du monde musulman périphérique, du xixe siècle à nos jours, fascicule N°1, avril 1992)

 

Nè à Taïba-Niassène dans l'actuelle région du Sine-Saloum (Sénégal ) en octobre 1900 et mort à Londre le 26 juillet 1975, Ibrahim Niasse fils de Abdoulaye Niasse (1844-1922), importante figure de la Tijaniyya Sénégalaise et agriculteur prospère du bassin arachidier

La position stratégique de Kaolack et les relations suivies de son père avec les lettrés du Sénégal et de la Mauritanie et l'Afrique du nord font de sa maison paternelle un endroit privilégié où le jeune Ibrahim étudie non seulement les science religieuses exégèse, juruisprudence, théologie, grammaire arabe, rhétorique, métrique, biographie du Prophète (SAS), etc., mais également cultive un goût prononcé pour le mysticisme musulman. Témoigne de ses connaissances ésotoriques d'acquisition précoce, son premier ouvrage rûh al adab écrit à l'âge de 18 ans (En fait l'auteur Ibrahima Niass dit à la fin de son ouvrage qu'il avait 21 ans quand il écrivit son œuvre, Note du présentateur) , ainsi que son fameux kâshif al ilbas (1930) [Traité fondamental de Soufisme et de la Voie Tijaniyya, Note du présentateur].

A la mort de son père, en 1922, son frère aîné Mouhammad (Khalifa) prend en charge la communauté des "Niassènes" et Ibrahima enseigne dans les écoles coraniques de son père de Taïba, Kossi et Kaolack. Son érudition et sa piété lui attirent très vite de nombreux adeptes. Dès 1930, il se proclame héritier spirituel de Ahmed Tijan, et obtient l'allégeance massive des disciples de son père ainsi que celle de nombreux cheikhs maures qu'il initie à la tarbiyya (initiation mystique) dont le but est de parvenir à la macrifa (gnose) qui marque la spécificité de sa branche Tijaniyya.

Toutefois son audience reste limitée jusqu'en 1937, année où il effectue son premier pélérinage à la Mecque et y rencontre l'Emir de Kano, Abdoulahi Bayero qui renouvelle son affiliation à la Tijaniyya auprès de lui et l'invite à Kano. Il y obtient l'adhésion de la majorité des oulémas de la Tijaniyya qui, dès la fin de deuxième guerre mondiale, se font les moteurs de l'expansion de son mouvement dans toute l'Afrique de l'Ouest. A la mort de l'Emir Abdoulahi Bayero en 1953, son fils Mouhamed Sanuss lui succède et renforce ses liens avec Ibrahima Niasse. A la fin des années 60, grâce à ses appuis politiques, le zèle de ses disciples nord-nigérians, son action éducative, le zèle de son prosélytisme, il se trouve à la tête d'une communauté transnationale de plusieurs millions de membres répartis entre le Nord Nigéria, lieu par excellence de son rayonnement, le Ghana, le Niger, le Togo, le Libéria, la Sierra Leone, le Tchad, le Caméron, la Gambie, la Mauritanie et la région du Sine saloum. Selon Mervyn Hiskett (Development of Islam in West Africa, p.287), "by the end of colonial period, there is little doubt that it was by then the largest single Muslim organisation in West Africa." (Il n'y a aucun doute que son mouvement était la plus grande organisation musulmane en Afrique de l'Ouest à la fin de la période coloniale).

 

Premier Chef religieux ouest africain à établir des contacts avec les organisations islamiques internationales, Ibrahim Niasse a été membre fondateur et vice-président de la ligue Mondiale Islamique basée à la Mecque, membre de l'Académie de Recherches de l'Université d'Al-Azhar et vice-président de la Conférence Mondiale Islamique dont le siège est à Karachi.

 

Plus qu'un érudit et un leader charismatique, Ibrahima Niasse était un homme politique d'envergure. Non seulment, il entretenait des relations étroites avec des leaders africains et arabes dont l'ancien président égyptien Nasser et le premier président du Ghana Kwamé Nkrumah qui, bien que chrétien, passe pour avoir été un de ses disciples, mais il a été dans les années 1950 et 1960, très actif dans l'arène politique africaine en général et nigérienne en particulier.

 

Bibliographie.

Archives du Sénégal 2532/83, Rapport annuel d'ensemble - Cercle du Sine Saloum Kaolack.

Mervyn Hiskett, Development of Islam in West Africa, London-New-York, 353 p., 1984

Ibrahim Ismail, Muhimman wasiku guda uku duga dqa Sheikh Ibrahim Kawlaha (trois lettres importantes de Cheikh Ibrahima Niasse), Kano 1975.

Maigari Muhammad al-Tahir, al -Shaykh Ibrahim Niyâs, Al Singhâli hayâtuhu wa 'ârâuhu wa taclimâtuhu (la vie, les idées et les enseignements de Cheikh Ibrahim Niasse du sénégal), Beyrouth, Dâr Al cArabiyy li a tibaca wa al nashr wa al tawzic, 1979, 253 p.

Paden John Naber, The influence of religious elites on political culture and comminity integration in Kano, Ph.D. thesie (Political Science), Havard Universiy, 1968, 1531 p.

Sources orales:

Entretien avec Cheikh Abdoulaye Niasse (fils et Calife d'Ibrahim Niasse), Kaolack, Août 1986.

Entretien avec Cheikh Hassan Cissé (Imam de la grande Mosquée de Kaolack), Dakar, novembre 1988.

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